Road trip en solo
Eté 2006,
le plus récent donc le plus frais dans ma mémoire et aussi l’un des plus riches en photos (je me suis forcé). Je rentre de Toulouse, une expérience professionnelle de courte durée mais riche d’enseignements. L’été se déroule donc paisiblement, confortablement installé dans la maison familiale, à lézarder au soleil entre deux envois de candidatures pour un nouveau job. Et puis bien sur comme une envie de fraise chez la femme enceinte, je décide de m’éclipser quelques jours, d’aller me perdre un peu plus loin. Traverser la Corse par le GR20, aller prendre un café au Griensteidl sur la Michaelerplatz de Vienne. Ou parcourir le nord de l’Italie à la découverte des traditions artistiques, architecturalles et gastronomiques de mes voisins transalpins ?
J’opte pour l’Italie, je file à la librairie, une carte du pays, un guide pour voyageurs modestes, quelques heures sur Internet et au matin suivant je décolle.
Direction la vallée d’Aoste par le Beaufortin. Première étape au col du Pré, saucisson de sanglier, pain de campagne, beaufort et galette de Pérouges acheter en route dans l’après midi. Le tout devant un feu de bois en surplomb de la retenue du barrage de Roselend. Mon premier bivouac est déjà un grand moment.
Passé l’heure raisonnable des promenades sur le barrage, la zone se vide de ses promeneurs et je reste seul dans cet amphithéâtre naturel. Bon moment !
La vallée d’Aoste est pleine de châteaux riches d’une histoire de je vous invite à découvrir par vous-même, ne me sentant pas de prendre le risque de retranscrire ce que j’ai pu comprendre de mes visites … en italien.
Pour profiter au maximum des visites et pouvoir attraper les petits détails qui font la différence, il convient de dégrossir en s’informant rapidement avant la visite des grandes lignes de ce que l’on s’apprête à découvrir.
Voir aussi: "Val d'Aoste"
Aoste se découvre dans un certain paradoxe. Nous sommes bien en Italie, mais la ville beigne, je trouve, dans une atmosphère très française. Les façades sont colorées, les vestiges de fortification s’imposent disséminé dans la ville et je décide de m’enfoncer en sous-sol pour remonter dans le temps.
Le premier repas italien, una pasta et quelques profiteroles avalés comme à la cantine de mon enfance. C’est bon, mais pas très copieux…
Assez d’histoire, revenons au temps moderne, l’Italie vient de conquérir le titre de champion du monde de football : direction donc Milan et San Siro pour un bref passage dans l’un des antre du sport italien : il stadio Giuseppe Meazza. Visite du stade : grand, traversé des vestiaires, je suis assis sur le siège d' Andrei Chevtchenko. Puis petit tour au musé du stade, soyons complet ! Des trophées dans tout les sens, une collection de maillots et des statues des joueurs ayant marqué l’histoire des deux clubs résidents (Inter et AC.).
C’est la journée du sport alors sur la route de Côme, je fais un pit stop sur le circuit de Monza. Petite déception, la piste est fermée, pas la moindre voiture en action. Je fais un tour dans les tribunes, tente d’ouvrir une ou deux portes du paddock des fois qu’il en soit resté une ouverte, il faut tenter ! Je vais à l’autre bout du circuit observer, me promène un moment dans le parc puis reprend la route.
Le lac de Côme donc, effectivement superbe, quoi qu’il est difficile de trouvé un accès fréquentable au lac à cause des somptueuse demeure qui borde celui-ci. J’entreprend un tour du bras sud ouest du lac : Cernobio, La villa Carlotta, Menagio, Bellagio et retour à Côme par une corniche très agréable à rouler, quoique sensiblement dangereuse.... Des coins très jolis et qui certes, sentent un peu la jet-set, mais ne boudons pas notre plaisir.
Voir aussi : "traversé du lac de come" et "bellagio"
Je poursuis mon voyage en repassant par Milan pour cette fois une visite plus culturelle de la ville, les toits du Duomo (atteint à pied faut il le préciser ;) ), la grande verrière et ses mosaïques, la Scala, les boutiques de modes et design mais aussi des quartiers nettement moins brillants.
Passage à Pavie et choc des générations. L’université de la ville est installée dans des bâtiments qui doivent avoir une belle valeur patrimoniale ou architecturalle. Je n’y connais pas grand-chose, mais c’est chouette d’imaginer étudier là.
Tiens, je n’ai encore pas eu de journées gastronomie ! Quand on est dans ce coin là du monde, c’est une forme de non sens. Je pars donc immédiatement pour Parme me régaler de Parmigiano, prochuto o fungie. J’ai visité le musée du jambon à Langhirano, dommage que la dégustation ne se faisait pas ce jour là. Je me suis vengé en m’offrant un dîner dans un resto très sympas au cadre appréciable. Seuls mes voisins de table un peu trop franchouillards pour moi furent à même de contrarier ce bon moment.
Une des choses qui me plait quand je découvre, c’est la variété. Celles des paysages, mais aussi des découvertes et l’Italie comme toute autre offre la possibilité de varier les plaisirs. Après donc les vieilles pierres, le calme du bord du lac de Côme, l’agitation milanaise, la gastronomie et les vieilles pierres encore. Je me propulse à toute vitesse dans le monde de la haute vitesse. Modène et Maranello, temples de l’automobile sortive italienne.
Voir : "L'usine" et "lieu de création"
Petite visite donc du monde des rouges (cette petite est géniale !)
Je me suis déjà bien enfoncé vers le sud, les jours passent et je dois penser qu’au bout de chemin il me faudra rentrer. Cap au nord : Vérone ! Alors j’ai tout simplement adoré cette ville. Indicible comme sentiment j’y suis passé deux fois avec une escapade à Venise entre temps. Mais Vérone…Vérone ça ne se raconte pas, ça se vit ! Je consens à vous en montrer quelques images tout de même.
J’écrivais donc que j’avais fais un saut à Venise, rapide, sur la journée, mais une journée chargée dans les petites rues bondées de la ville sur l’eau, sur la place Saint Marc, dans le palais des doges, le pont des soupirs passage des condamnés vers les geôles du palais…De l’histoire au modernisme, d’un coup de vaporetto, me voila chez Peggy Guggenheim profitant de ces collections d’œuvres d’art et de sa modeste terrasse sur le grand canal !
J’ai aussi rendu une brève visite à Saint Antoine, à Padou. Vue la relique de sa langue (qui comme chacun sait, ou saura, est restée souple à sa mort, signe de sainteté..), réglé mes comptes avec lui (Saint patron des objets trouvés, ou plutôt perdus) et assisté à la messe du 15 août en italien.
L’itinéraire retour à été moins riche en étapes, Brescia, Gênes puis la côte de San Remo à Nice, rien de bien exceptionnel. Etape à Nice chez un copain de promo puis retour à Lyon par les routes Napoléon, là pas de photos !
Ce voyage à bien sur été jalonné de rencontres, je ne me suis pas étendu dessus parce que se sont des rencontres éphémères, qui ne marquent pas particulièrement, je ne me souviens d’aucun nom et je n’ai pas pris de photo des visages. Il y a eu dans a peu près dans l’ordre : Pas un chat à Beaufort, un couple d’amoureux en Aoste, des touristes allemands à Milan, des quinqua’ « ferraristes » à Bellagio, une hôtesse de musée, une serveuse et une bande de jeune à Parme, une petite bonde nonchalante à Modène (trop mignone cette enfant), des étudiants à Pavie, un homme qui souhaitait m’héberger à Padoue, des millions de gens à Venise, des danois amateurs d’opéra à Vérone, une charmante jeune fille à Brescia et une autre à Gênes.
NB : vu le temps passé à rédiger cette note, je la souhaite plaisante et ne promet pas la suivante avant un moment :).
NB2 : elle est longue je sais c’est moi qui l’ai écrite !!
Comments
Mais ça fait réver
et je t'en remercie .....
PS : Ta note est longue, mais elle nous emporte avec toi ......
Très joli récit de voyage et très jolies photos en tout cas :)
....faire le GR20, c'est mon rêve!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
@ p101 : quand tu veux le gr20, je l ai deja fait en plus :D
Oui oui, j'attends la note suivante !
:)
A tous : je suis bien content que ca vous plaise.
Mowgli, bienvenu ici en particulier, et sur VOX en général.